Ceci n’est pas un blog gastronomique

Bon. Bon bon bon… Les billets administratifs, ça n’est pas trop ma tasse de thé – gag – donc nous allons faire vite.

Or donc, vous voici sur L’olive et le samovar, successeur du blog d’un fou-furieux à tendances narcissiques. J’ai le plaisir de vous annoncer que le voyage s’est bien passé et que le contenu de ces pages n’a pas été trop chamboulé par la migration d’une plateforme à l’autre. Vous constaterez des soucis de retour à la ligne ça et là, je les corrigerai avant le prochain cataclysme, c’est promis.
A part ça rien n’a changé, les catégories sont les mêmes, on peut toujours commenter des débilités et les sujets seront toujours aussi divers que variés.

En attendant, bienvenue à nouveau, installez-vous, il y a toute la place qu’on veut… Et à bientôt !

PS : Celui qui trouve l’origine de ce nouveau titre de blog gagne son poids en câlins. Ma soeur est disqualifiée d’office.

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Bilan des dégâts, n°1

Lecteurs, lecteuses,
Depuis je ne sais pas combien de temps, ma plateforme de blog met à disposition de ses ouailles différents outils statistiques afin de flatter nos egos hypertrophiés (inutile de le nier, pour tenir un blog, il faut avoir un ego hypertrophié) et nous renseigner sur tout un tas de détails personnels vous concernant, du genre votre système d’exploitation, votre navigateur internet et ce que vous avez mangé hier soir. 
Parmi cette liste indigeste de renseignements, il est une catégorie qui me met particulièrement en joie : les mots-clés. Qu’ont donc tapé certaines âmes égarées sur leurs moteurs de recherche pour arriver ici ? En voici un petit florilège. 
Promis je vous fais rapidement un vrai billet mais là, rentrée tout ça, j’ai quelques difficultés à mobiliser mon tempérament joyeux et primesautier.
– « Audrey Hepburn vieille » : oui, moi aussi j’aime me rassurer en me disant que même les plus belles ont souffert des outrages du temps.
– « colegiennes japonaises sexy »: si l’auteur de cette requête a entre 16 et 18 ans on ne s’affole pas. Au-delà, je me sens sali. Sali ! (et pas qu’au niveau de l’orthographe)
– « my lesbich » : vu la liste de sites que Gogole m’a sorti quand j’ai tapé le mot, je n’ai pas spécialement envie de poursuivre mes investigations… Et non, cessez de cliquer partout, je n’ai dissimulé en ces lieux aucune page que la morale réprouve.
– « lesbian weding top model » : J’ignorais que Tyra Banks et Janice Dickinson projetaient de convoler en justes noces…
– « dépressurisation sorties de secours » : qui que vous soyez, si vous faites des recherches là-dessus : 
1. Internet ne sert pas à ça. Tapez « colegiennes japonaises sexy » comme tout le monde.
2. Vous avez un besoin urgent de ces infos… Dans ce cas toutes mes condoléances, accrochez-vous bien au siège.
– « à l’ouest rien de nouveau que veut dire rien de nouveau » : ça veut dire arrête de chercher des infos sur Internet et pour ton interro de demain, LIS LE FOUTU BOUQUIN, FEIGNASSE.
– « patchwork postmoderne » : ami critique de Télérama, si tu cherches un collaborateur occasionnel, je te passe mon numéro de téléphone quand tu veux !
– « bref j’aime pas bref » : non mon frère, tu n’es pas seul ! Rejoins-nous et faisons-nous donc un calin !
– « bref se branle » : amateur du Grand Journal ou éjaculateur précoce ?
– « la vengeance de Sarah » : là je peux t’aider, elle revient à la pension avec un M.16, laisse-moi te dire que la Mangin et Lavinia font moins les malignes. 
et pour conclure en beauté…
– « ce qu’il y a de plus pitoyable au monde c’est je crois » : amis de la gaudriole bonsoir !

Rangez-moi c’berdel

Ami lecteur (ou même ennemi, je n’ai pas de préjugés),
Si tu es attentif et que tu n’as rien d’autre à faire, tu auras remarqué dans la colonne de gauche de ce blog grand standing une nouvelle rubrique intitulée « Catégorie ». Je vais te faire l’insulte de croire que tu as le QI de Claude Guéant et que tu ne sais pas à quoi ça sert.
N’as-tu jamais souhaité parcourir cet endroit de façon plus simple, plus rapide et plus efficace ? Non ? Vraiment ? Tant pis pour toi j’expliquerai quand même, je suis chez moi !
En gros j’ai plus ou moins trié mon blog, ce qui te permettra de sélectionner les sujets qui t’intéresse. Après tout mes zigouigouis affectifs n’ont peut-être pas pour toi le même intérêt que le billet où je fais l’éloge des sonnets à la Dame en Noir de ce bon vieux William. Sans plus attendre donc, les catégories, présentées dans toute leur majesté :
– Des trucs avec des mots : Où tu te délecteras de mes avis sur des auteurs d’ici, d’ailleurs, d’aujourd’hui et demain.
– Des trucs avec des notes : Oui oui, ici on parle de musique, bravo bravo. Un point pour la famille Duchoucru.
– Des trucs avec une manette : La catégorie des jeunes et des désoeuvrés, où l’on traite de jeux vidéo.
– Des trucs dans la télé : Tu sais les séries, les coming-out sur plateau, mes commentaires sur la nouvelle coupe de David Pujadas… Tout ça rentre là-dedans.
– Des trucs que j’écris : En ce lieu tu subiras mes velléité de futur auteur à succès, tu sais, le jour où tu pourras dire « Ah oui, mais moi je l’ai connu à ses débuts ! »
– Des trucs sur écran blanc : La rubrique que le journalisme du festival de Cannes m’envie.
– Ego Trip : Moi, moi-même en ce qui me concerne. Je serais toi, je fuirais ce lien-là. Je le dis amicalement.
– Je serre l’Education Nationale et c’est ma joie : Non il n’y a pas d’erreur de frappe. Et si tu es l’un de mes élèves, cours tout de suite te coucher, petit salopiaud !
– Vie du blog : Les notes de services du lieu quoi… Ce billet-ci s’inscrit dans cette catégorie.
Sachant bien sûr que certains billets se recoupent. Par exemple si j’ai assassiné un parent d’élève à l’aide d’une Playstation et que j’en ai ressenti un divin sens d’accomplissement personnel, il fera partie des catégories… Oui Madame ? Parfaitement ! Des trucs avec une manette, Je serre l’Education Nationale et c’est ma joie, ainsi qu’Ego Trip (qui traitera aussi par la suite de mon procès aux Assises). Bravo madame, vous repartez chez vous avec le panier garni et moi, je ne poursuis pas plus loin cette pitoyable tentative d’explications. A vous de jouer.

Sand Castle

Il était une fois…

Quelqu’un. Aussi important que tout le reste. Gonflé ou pénétré, on ne sait, de cette importance, il décida de laisser une trace de ses pas. Se posa d’abord le choix du matériau. Il grava son nom dans le bois et la pierre. Il voyagea des semaines et visita les carrières les plus prestigieuses des minéraux les plus impérissables. Il creusa à mains nues dans des profondeurs inconcevables, affrontant les créatures de la nuit, pour en extraire de fines plaques de diamant. Il fit naitre de ses pensées un matériau dont le souvenir ôte encore le sommeil aux sculpteurs de la somptueuse ville d’Accueil.

Rien ne lui convenait.

Où plutôt tout lui convenait trop. Il était ému par le contact rugeux et fuyant de l’écorce, la mélodie lancinante du parchemin le transportait, il était ému aux larmes devant les splendeurs imaginaires de l’orichalque.
Mais, se disait-il, le matériau qui me permettra de créer ce récit futile, devrait être plus encore que tout cela. Sans cesse renouvelé, terriblement peu robuste, obstinément beau… Tout et son contraire.

Il réfléchit longtemps. Tout était fuyant. Les fesses en arrière, il se laissa tomber dans le sable mouillé. Quelques vagues mourantes lui mordirent le pantalon.

Il soupira et confectionna un château de sable.