Courir sans se demander

Lu Autoportrait de l’auteur en coureur de fond. Livre atone. Descriptif. Qui m’a touché pour deux raisons :

Tout d’abord, il n’y a pas de mystère, pas de grand secret révélé, dans cette intimité d’écrivain et de coureur. Pour Murakami, écrire consiste à remplir une rame de papier, à aller jusqu’au bout, à se discipliner. Principalement. Talent accidentel. Important. Mais en aucun cas une porte vers un ailleurs. L’auteur, personnage quotidien. Presque décevant.
Et c’est pareil avec la course. On court pour courir, et pour rien d’autre. Très beau passage sur la banalité fragile des pensées d’un coureur. Là non plus, aucune passerelle vers un ailleurs.

Et justement, ça n’est pas grave. Écrire pour écrire, courir pour courir. Finalement, ce qui fera sens, vraiment sens, c’est peut-être notre rapport, individuel, intime, à l’un de ces actes. À la lecture d’un bouquin, à une sortie sportive particulière. Mais cette joie, ce moment accidentel n’est pas transposable. Écrire et courir ne sont ni des moyens ni des réponses. Et moins encore des moyens d’expression d’un sacré quelconque.

Je termine cette lecture un peu ennuyeuse éminemment rassuré. Et plein d’envie.

 

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