This shadow world

The only truth that you can ever find

Is in another, a soul that’s got the same burning need
To find out what’s ‘neath the cover up
The one can’t be without the true other
So let’s get together, see what we can uncover

One that defines your world, gives you truth and life
One that excels, special enough to guide your way through
The shadow world

 

L’impression toujours honteuse, toujours renouvelée de tomber sur des paroles de chansons qui reflètent à cet instant, durant cet alignement cosmique particulier, son exact état mental.

L’excellence.

Le mot qui me fait reculer en crachant, dont je me méfie comme d’un bacille potentiellement mortel, l’excellence, première arme, à mes yeux, du principe d’exclusion.

L’excellence que je recherche absolument.

L’excellence dont je guette l’étincelle dans les regards et dans les rencontres. L’excellence vers laquelle je cours par-dessus la table d’un café, lors d’une soirée. L’excellence ni au travail ni en amour. J’aimerai toujours pour les faiblesses. Je bosserai toujours à combler les fêlures.

Mais l’amitié. Ces éclairs d’excellence.

One that excels, special enough to guide your way through
The shadow world

Je ne comprends pas le monde. Cet espèce de grand plateau de jeu autour duquel tout le monde joue au bridge sauf moi, qui m’acharne à essayer d’y appliquer les règles de la Bonne Paye. Sauf dans ces moments où tout est fluide.

M. M. devant son clavier. M. qui sourit quand il chante. Sans affectation, sans effets. Merveilleusement. M. dont les questions sont construites en chêne : claires. Nettes. Inévitables.  M. avec qui les mots ne sont jamais des pièges.

J’ai soif de ces amitiés. Celle qui va au-delà de l’attachement. Celle qui gratte après l’affection. Celle qui suppose assez de respect pour vouloir se hisser à la hauteur de l’autre, quel que soit son domaine de prédilection.

S. S qui jamais n’a besoin de transiger avec sa pensée, S. dont le discours est d’une limpidité absolue. S. qui n’a besoin du moindre medium, musique, dessin, danse, pour faire passer son immense bienfaisance. Cette bonté primale et absolue.

J’ai soif de ces amitiés car elle me font grandir. Elles sont belles et terrifiantes. Car elles nécessitent de se lancer à l’aventure. Pour engranger de l’expérience. Pour s’en montrer digne, même si ces attachements sont librement consentis.

T. et son sourire toujours un peu ironique, toujours un peu fatigué. T. dont la musique hallucinée semble être la clé de ces infinis sombres que je porte en moi. T. dont les synapses et les pensées semblent suivre les mêmes sentiers que les miens.

Je grandis, je vieillis. Ma route se poursuit. Et dans le chaos qui m’environne chaque jour, dans ce monde d’ombres, une seule constante, une seule lumière qui ne faiblit jamais. Cette excellence-là.

C. et la clarté improbable avec laquelle il perçoit le monde. C. ce monstre de gentillesse et de détermination insensées. C. dont je ne pourrais pas être plus éloigné, dont je sais que toujours, il comprendra. C. qui ne prend rien au tragique, tout au sérieux. 

L’excellence qui tranche, l’excellence qui époustoufle, l’excellence qui fait se sentir vivant, si vivant. L’excellence de mes amis, ces géants, ces miracles. L’excellence dans laquelle je baigne et qui me rend moi.

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