Maléfique : la critique bête et méchante

Qu’on soit bien clair : j’ai adoré Maléfique, et même plus, j’ai adoré aller voir Maléfique, dans la très grande salle, avec les grosses lunettes 3D sur le nez, très tard le soir. J’ai adoré voir Angelina Jolie déguisée en sorcière, j’ai ri, j’ai pleuré, et j’ai à peine honte. J’ai pas honte du tout en fait.

Mais…

Mais dans les tréfonds de mon petit coeur, sommeille un abominable monstre aigri qui, de temps en temps, exige d’avoir la parole. Voici donc la critique bête et méchante de Maléfique, hommage à ce pilier des Internets qu’est le génial Odieux Connard. En plus Maléfique est assez vilaine, je sais qu’elle ne m’en voudra pas.

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Maléfique, donc, narre l’histoire bien connue de La Belle au bois dormant, parce qu’on ne fait rien qu’à nous mentir depuis des années et qu’il est temps de rétablir la vérité, dans le plus pur esprit d’Enquête exclusive d’action, l’émission qui vous révèle que le lait en bouteille est en réalité constitué de larmes de petit péruvien leucémique.

Tout commence dans non pas un, mais deux royaumes. À ma droite la terre des humains, tel qu’on les connaît, bien sympathiques mais un peu cons cons sur les bords, avec une propension à la cupidité et tout un tas d’autres défauts rédhibitoires. (et puis aussi un peu crados, effet Game of Thrones oblige)
À ma gauche, la Lande, domaine des fées, des lutins, des hommes politiques honnêtes et autres créatures imaginaires, qui ressemble un peu au monde tel qu’il serait si les écologistes s’emparaient du pouvoir et engageaient Lady Gaga comme décoratrice. Et que ça chante, ça joue et ça vole de droite à gauche. C’est dans cet endroit enchanté que vit Maléfique.

Et là, déjà, je dis STOP.

Maléfique.

Naïvement, je me disais que Maléfique était genre un surnom. Un titre que la méchante du conte avait pris lorsqu’elle était passée du côté obscur de la Force. Bah pas du tout. Au début de notre histoire, elle est encore mimine et gentille comme tout, et elle s’appelle quand même Maléfique. Et puis c’est pas comme si c’était commun dans ce pays, et que tout le monde s’appelait Fétide, Pernicieuse ou Jean-François Copé hein ! Non, notre fée est la seule à porter un patronyme comme ça. Bon, on va dire qu’elle n’a pas de parents et qu’elle a dû trouver son nom dans un vieux numéro de Closer. Notre Maléfique, donc est une chouette gamine, qui prend très à coeur son futur rôle de gardienne de la Lande, volant au-dessus de son royaume à l’aide d’ailes majestueuses.

Mais voilà-t-y pas qu’un jour, on vient l’avertir qu’un vil fripon d’humain vient de chouraver une pierre précieuse dans l’une des mare de la contrée. Ni une ni deux, Maléfique se rend sur les lieux du crime afin de faire la leçon au voyou qui se trouve encore sur les lieux. Surprise, il s’agit d’un môme de son âge, Stefan. La jeune fée lui explique que le vol, saymal, lui fait rendre l’objet du délit qu’elle balance là d’où il vient, à la flotte. Stefan n’ose pas trop la ramener (faut dire que Maléfique est entourée de ses amis très très rassurants, genre des arbres de deux mètres avec de grandes dents, quinze ans de psychanalyse pour le Stefanou), mais ose quand même lui signaler qu’il vit tout seul dans une ferme misérable depuis que ses parents sont décédés, sous-entendu que c’est peut-être un peu normal qu’il cherche à améliorer son ordinaire, constitué de patates cuites à l’eau. Ce à quoi Maléfique se la pète avec un discours dans le plus pur style indiens d’Amérique, gna gna gna, ne pillons pas la terre de ses ressources, bouffe tes patates et tout est pour le mieux dans lemeilleur des mondes. Ah, et elle lui dit aussi que ses parents sont morts.

Okay.

Donc je me suis planté. La pauvrette avait VRAIMENT des parents. Ben ils gagnent la palme de pires parents du monde. Largement. Non mais… Maléfique quoi…

Les deux jeunes gens se séparent cependant en bons termes, Stefan proposant même à sa compagne une virile poignée de paluches. Oui, Stefan n’est pas l’être le plus subtil du monde, comme nous le verrons par la suite. Pas froissée pour autant Maléfique accepte la main tendue mais se brûle, Stefan portant un anneau de fer, métal que les fées ne supportent pas (donc en cas de rhume sur la Lande, l’homéopathie, oui, l’acupuncture, non). Chevaleresque et un peu concon, Stefan retire de son doigt ce qui doit être sa possession la plus précieuse et… la balance au loin au lieu de la foutre bêtement dans sa poche.

Les années passent, et, si une chouette idylle semble se tisser entre les godelureaux, Stefanounet décide finalement de partir au château du royaume humain, afin de faire carrière, sans doute comme expert en séduction. Maléfique le prend assez mal et devient donc anorexique, et guerrière de la forêt, sorte de croisement entre Galadriel et Princesse Mononoke.

Tandis que notre sorcière en devenir vole (mais de façon beaucoup plus classe, vu qu’elle a désormais la tête d’Angelina Jolie), le roi des humains fomente un sombre complot : visiblement, il aurait promis à son peuple de conquérir la Lande et ses trésors lors de son accession au trône. Bon, visiblement personne ne semble s’en préoccuper mais, alors qu’il est devenu sénile, il décide qu’il est très important de tenir sa promesse et arme donc un contingent pour aller botter les fesses des elfes, fées, trolls et autres Katie Perry voisins.
L’armée se fait accueillir par Maléfique qui se fait un plaisir de botter joyeusement les fesses de ces envahisseurs du dimanche en invoquant tout un tas de bestioles en 3D vachement bien animées. C’est la déroute pour les humains, tout le monde s’enfuit et le roi tombe de cheval. Maléfique, pensant sans doute que les armures humains sont faites en fromage de Hollande, s’approche de lui pour le capturer mais se fait bobo en touchant le métal dont est recouvert son agresseur. Elle s’en va donc pour se passer de la Biafine, tandis que les vilains hommes partent, la queue entre les jambes.
Sénile Ier supporte mal cette déroute et appelle à son chevet tout un tas de prétendants aux dents longues, promettant sa couronne à qui le débarrassera du ninja fée qui vient de se torcher avec ce qui lui restait d’honneur. C’est là que… tin tin tin, notre Stefan national décide de tenter sa chance et promet de vaincre la vile créature. Il se rend donc sur les lieux de ses anciennes amourettes et après avoir bramé assez longtemps « Cou-cou chérie, c’est moi ! Comment ça va depuis dix ans ? » retrouve son amour de jeunesse, à qui il se met à recompter fleurette avec une énergie digne d’un député proposant une loi à l’assemblée nationale. Maléfique, cette nounouille, ne se sent plus de joie au retour de son bellâtre. Et que je te câline, et que je te fais des mamours… Jusqu’au moment où Stefan lui propose une rasade de jus de cactus, généreusement assaisonné de GHB soporifique. Voilà donc notre héroïne qui pique du nez… Est-ce déjà la fin de notre histoire ? Non, car Stefan, pris de scrupules (bravo, mec, t’es un vrai saint), ne peut se résoudre à tuer celleuh qu’il a tant aimé… et se contente de l’amputer en lui arrachant ses ailes. La classe. Moi je dis la grande classe. Démembrer ton ex vivante, c’est au moins du 9 dans l’échelle du gros enfoiré cosmique.
Bon, il a des remords, Stefanou, mais il a une couronne à aller chercher. Il apporte donc son trophée à Sénile Ier qui, au lieu de lui dire « Dis donc espèce de branleur, tu crois que je vais me laisser avoir par un trophée que tu as sans doute acheté sur la Vitrine Magique ? Rapporte-moi donc la tête de cette grognasse et fissa, sinon je confie le pouvoir à trois de mes anciens généraux au moins aussi corrompus que moi. » le nomme roi et a le bon goût de décéder quasi instantanément. On savait vivre alors.

Pendant ce temps, Maléfique se réveille, à peu près dans le même état que moi sortant du Macumba bar / night-club et les quelques petits tiraillements qu’elle ressent dans le dos lui font comprendre qu’il lui manque une petite partie de son anatomie. Et là, elle fait ce que tout un chacun ferait en pareil cas.

Elle change de style de fringues et de palette de couleur, troquant le bohème chic contre un look gothique noir / vert néon vachement plus tendance.

Furax, elle se rend péniblement dans le royaume humain, dans lequel elle avise un paysan en train de s’en prendre à un corbeau. Elle change le corbeau en humain (ce qui donne à Disney sa seule occasion de foutre un mec à poil dans son film) et décide de faire d’un volatile charognard à cerveau minuscule son confident et homme de confiance. Bon. On va mettre ça sur le compte du traumatisme. Le zoizeau, prénommé Diaval, s’en va immédiatement espionner pour le compte de sa maîtresse et lui rapporte que son bourreau est devenu roi des humains et que ça zouke sévère au château. Maléfique le prend plutôt mal et envoie en guise d’avertissement un fanal vert dans le ciel en plus de faire griller toutes les connections 4G des environs. Non mais.

Puis elle décide de redécorer la Lande dans un style plus proche de son nouvel état d’esprit et, sur les conseils de Valérie Damido, bâtit un gigantesque mur d’épines entre les deux royaumes, le truc impénétrable, ignifugé, aussi opaque qu’un ouvrage critique sur la linguistique swahili. Fin de la première partie, tout est consommé oh là là ce suspens !

Or donc, quelques années plus tard, Stefan a pas mal réussi. Il a acheté une barbe postiche moche qu’il porte en permanence, a épousé une Reine qu’on appellera Reine parce que son seul rôle est de pondre un môme et de décéder, et s’apprête à donner naissance à une héritière. Mais la nuit, de sombres rêves le hantent, il se souvient des tortures qu’il a infligées à Maléfique et aussi qu’autrefois, Ariane chantait les génériques du club Dorothée.
Mais voilà qu’arrive le bébé, prénommé Aurore. Grosse teuf au château… Décidément ils n’arrêtent pas, je n’ose imaginer la proportion de pochetrons dans ce royaume. Enfin, tout le monde se réjouit et, dans un effort louable pour apaiser les tensions, trois fées décident de se présenter à la cérémonie du baptême pour octroyer des dons à la mouflette. Les voilà qui se pressent autour du berceau, promettant beauté, richesse, retour de l’être aimé et soin des dysfonctionnement érectiles, sous les vivas de la foule.
Ces joyeusetés s’interrompent quand, toute de noir vêtue, Maléfique fait irruption dans la salle du trône. Elle tient enfin sa vengance et Angelina Jolie une raison de négocier une augmentation. Notre sorcière décide de maudire Aurore, décrétant qu’à ses seize ans, elle tombera endormie dans un sommeil profond, victime d’un…

Panne d’inspiration, Maléfique s’arrête et regarde autour d’elle. Ses yeux se posent sur un rouet. Voilà. Aurore sera victime d’un rouet.

Et là attention. Moi je dis, aaaaaaattention. Imaginez ce qui se serait passé si cette honnête machine n’avait pas été laissée traîner là. (parce que bon, un rouet à un baptême, faut le vouloir.)

SMAV

Bref, le pire a été évité de justesse.

Sadiquement, Maléfique ajoute que rien du tout, que dalle, nib ne pourra JAMAIS défaire le sort, compte là-dessus et bois de l’eau fraîche. Ah si, un truc quand même : un vrai baiser d’amour. Mais comme le vrai amour, ça n’existe pas, il n’y a aucun risque que ça arrive, oh oh oh ! Et Maléfigelina se barre, histoire de ne pas rater cette nouvelle série, Dr Who, qui a dû diffuser ses premiers épisodes à peu près à cette époque.

Consternation au château. Stefan prend alors les choses en mains et fait preuve de sa très grande présence d’esprit en mettant au point un plan infaillible. Il fait détruire et brûler tous les rouets du royaumes. Mais il ne les réduit pas en cendres, hein, ce serait trop facile. Non non, il se contente de les faire rôtir juste un peu et de les entasser dans une pièce de son château. Et comme il n’est pas encore assez débile, le voilà qui confie sa môme aux trois fées venues la baptiser et qui, à part éternuer des pétales au nez de la gamine, n’ont pas fait preuve de grand talent pour quoi que ce soit. Non mais quel génie.

Je veux dire, si Maléfique assure qu’Aurore ne mourra pas avant ses seize ans, je serais plutôt rassuré pendant quinze ans et trois-cent soixante quatre jours. Mais non. Mieux vaut porter une ceinture et des bretelles et envoyer Aurore vivre au fin fond d’une forêt sombre et insalubre avec trois attardées légères. Et ce type dirige un pays…

Les fées aménagent donc dans leur nouvelle cahute et se révèlent bientôt plus dangereuses pour leur protégée qu’une meute de percepteurs d’impôts. À tel point que Maléfique, qui est visiblement restée un peu bloquée au stade anal, se retrouve forcée de veiller en douce sur Aurore, histoire qu’elle arrive à ses seize ans parce que si elle a décrété qu’elle devait mourir piquée par un rouet, elle doit mourir COMME ÇA et pas autrement. Ah oui, et la sorcière se découvre un goût insoupçonné pour les blagues débiles aussi, faisant pleuvoir sur les trois totottes, leur piquant des objets ou faisant résonner « La poussière est une sorcière » de Chantal Goya au fond des forêts à trois heures du matin. Une Florence Foresti avant l’heure. Et tant qu’elle y est, elle envoie Diaval ouvrir un compte chez Baby Shop, histoire qu’Aurore grandisse avec tout le matos nécessaire.
Si elle a de l’humour, Maléfique ne gagne cependant pas la palme de la discrétion. Alors qu’elle est censée garder un oeil sur Aurore de loin, la gamine parvient à la croiser plusieurs fois pendant son enfance. À ces occasions, on se rend compte qu’aucune fée n’a accordé à la princesse le don de l’instinct de survie, Aurore ne se montrant absolument pas effrayée par cette bonne femme maigre qui l’affuble du surnom affectueux de « Mocheté » et la regarde dormir la nuit en sussurant « je vois des gens qui sont morts ». Ah oui, et aussi elle manque de tomber dans un ravin. Une championne toute catégorie la Aurore.

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C’est généralement la situation où Aurore va se sentir prise d’une irrépressible envie de headbanger.

Au fil de ces rencontres, un sentiment étrange naît chez Maléfique, sentiment auquel elle ne peut pas résister, en bon personnage de Disney : elle se prend d’affection pour la jeune fille, à tel point qu’elle finit par la transporter magiquement dans la Lande. La princesse, absolument pas inquiète de se réveiller au milieu d’un songe d’alcoolique est ravie de pouvoir taper le bout de gras avec la sorcière, la prenant pour sa marraine-fée… Elle ne s’arrange pas avec l’âge. Ladite marraine-fée décide finalement d’annuler la malédiction… avant de se rappeler qu’elle a un tout petit peu brûlé ses bateaux lorsqu’elle a prononcé ladite malédiction. Eh oui cher petits amis, papy Disney vous apprend la vie : si vous décidez de zigouiller quelqu’un, pensez à appeler la police quand même, dès fois que vous ayez des scrupules par la suite.
Maléfique décide cependant d’affronter le destin en proposant à Aurore de venir vivre avec elle dans la Lande, où le métal n’est pas particulièrement bienvenu. Aurore accepte, elle a l’air content, mais comme elle a aussi l’air content quand on lui propose d’essayer une guillotine, on n’est pas sûr qu’elle comprenne. Qui plus est, alors qu’elle rentre chez elle pour faire ses bagages, la princesse tombe sur un godelureau qui n’est pas sans rappeler Justin Bieber à ses débuts (cette expression est très très bizarre). Et voilà que son petit coeur fait boum et que, du coup, la perspective de s’enterrer dans un bled reculé en compagnie de trolls et de gobelins lui semble tout de suite moins séduisante. Elle décide donc d’accompagner le Prince Colgate au château du roi Stefan où il est attendu. Mauvaise idée bien sûr, la pauvrette est guidée par la malédiction et se retrouve donc dans la pièce aux rouets devant laquelle on n’a posté absolument aucun garde, ce serait trop facile. Maléfique sent qu’une tragédie se prépare et enfourche Diaval qu’elle a métamorphosé en cheval (hum hum), mais il est trop tard, la prophétie s’accomplit : Aurore se pique et s’endort. Au moins pendant ce temps, elle ne tentera pas des trucs risqués, genre affronter un tigre à mains nues ou assister à un concert de musique minimaliste.

Maléfique décide de retrouver sa protéger et de s’introduire dans le château.

Ah oui. L’infiltration dans le château. Grand moment.

Il faut dire que pendant la moitié du film, notre cher Stefan, terrorisé à l’idée que sa Nemesis vienne lui piquer son argenterie, a épuisé toutes les mines de fer du pays pour construire autour de son petit chez lui un mur métallique qui n’est pas sans rappeler celui dressé aux frontières de la Lande. Ça a demandé du temps, de l’argent et la plupart des forgerons se sont reconvertis en confiseurs. Et bah tout ça n’a servit à rien, Maléfique traverse le bidule en se brûlant deux trois fois, avec toute la souplesse d’une danseuse de limbo. Ah oui, elle a aussi embarqué avec elle Prince de Lu afin qu’il réveille Aurore en l’embrassant comme dans le DVD collector qu’elle a acheté sur Ebay (Maléfique est vintage). S’ensuit une scène durant laquelle notre héroïne se la joue Solid Snake, jusque dans la tenue, qui n’est pas sans rappeler une Catwoman cocue.

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Catwoman cocue donc…

Hélas, rien n’y fait, le baiser du prince charmant ne parvient pas à réveiller Aurore. Bah oui, après 50 ans, Disney finit par accepter que deux heures de film ne suffisent pas assurer des bases solides à un couple… Va y avoir une sacrée vague de divorces suite à ça moi je vous le dis. Le coeur brisé, Maléfique dit adieu à sa filleule et dépose un baiser sur son front.

Et là… tin tin tin ! Miss en danger de mort 2014 se réveille. La Belle au bois dormant est donc restée endormie sept minutes quinze montre en main… pendant que je hurle à l’arnaque, un cameraman facétieux film Diaval, complètement dégoûté de ne pas avoir pu tenter sa chance avec la donzelle pour laquelle il se consume visiblement depuis le début du film.
Le petit groupe décide de quitter le château et, Maléfique étant une vraie buse en orientation, elle se retrouve dans la salle du trône, dans laquelle le roi Stefan a dressé un piège à son intention, un filet métallique et tout un tas de chevaliers. Ouille. Aurore parvient à s’enfuir et Diaval se métamorphose en dragon, tentant de repousser les soldats qui font les kékés avec leurs grosses épées, menées par un Stefan fier comme s’il venait de finir GTAV. Durant ses tragiques événements, Aurore court un peu partout dans le château comme une vraie princesse et se retrouve dans la pièce où son père conservait les ailes de Maléfique qui, sentant leur maîtresse toute proche, sont revenues à la vie et s’agitent dans tous les sens. La jeune fille parvient à les libérer en POUSSANT l’armoire qui les emprisonne (la connaissant, je m’attendais à ce qu’elle fonce dedans tête baissée), et revoilà notre Maléfique équipée pour la bataille et échappant d’un poil à la mort. À la suite d’une confrontation épique et avant laquelle mieux vaut ne pas avoir mangé une choucroute, rapport aux mouvements de caméra, Stefan s’écrase bêtement au sol, alors que son ennemie lui avait donné une chance de l’épargner.

Aurore semble moyennement traumatisée par la mort de ce père qu’elle n’avait jamais connu (et je pense qu’elle lui en voulait encore pour son choix de nounous). Seule héritière du royaume des humains, elle unit donc cette terre à la Lande, avec la bénédiction de Maléfique, tout le monde se réconcilie dans la joie et la bonne humeur, tandis que notre héroïne tournoie dans le ciel, tel un avion de chasse sur les Champs Elysées un 14 juillet.

Moralité : le seul vrai amour est celui qui commence par une tentative de meurtre, ou quelque chose comme ça.

Mais sinon c’était super chouette. Pour de vrai !

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2 réflexions sur “Maléfique : la critique bête et méchante

  1. et sinon,
    qu’avez-vous pensé du dernier Godard ?

    C’est un peu pareil, non ?!
    Les costumes en moins, je vous l’concède …

    • Certes, mais j’aurais infiniment plus de scrupules à y faire le guignol… Je joue les idiots à Disneyland, plus rarement à la Cinémathèque de Bercy.

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