Shelf Life

Dans la famille « cessons un peu de nous torturer le neurone et rions un bon coup », je demande aujourd’hui Shelf Life.

Shelf Life, est une série de mini-sketchs (la saison une est achevée, la deux est en cours) réalisée par la génération trentenaire qui fait l’objet de tout un tas d’études sociologiques en France et qui, apparemment au Etats-Unis, se prend beaucoup moins la tête.

Shelf Life, ce serait Toy Story qui aurait fauté avec Daria, Beavis et Butthead. L’idée de départ est d’une simplicité grotesque : quatre figurines sont exposés sur le présentoir d’un pré-ado hargneux et légèrement pervers. Hero-Man, le super-héros garant de toutes les valeurs américaines qui font un peu grincer des dents ; Hero-Lass, sa soeur qui semble avoir hérité du cerveau familial ; Bug Boy, croisement improbable entre une tortue ninja et un metrosexuel ; Samouraï Snake, créature reptilienne qui remplit le rôle toujours efficace de comique silencieux. Contrairement à Buzz l’Eclair et ses copains, leur condition de jouets plastiques ne leur convient pas particulièrement (Hero-Lass se verrait assez bien commentatrice de films pornos). Les voilà donc à déverser leur bile sur leur tyran de propriétaire et le reste du groupe.

Si les premiers épisodes ont ce côté maladroit de série semi-professionnelle qui se cherche, à grand renfort de gros mots et de blagues de prout (les meilleures), la deuxième partie de la série tape un peu plus juste. Les bons mots deviennent plus grinçants, entre critique du complexe de supériorité américain et de la connerie universelle.

Shelf Life c’est fait avec des bouts de cartons et de sacrés acteurs charismatiques (les plus geeks d’entre vous reconnaîtront peut-être les voix de l’immense Tara Platt et du à peine plus petit Yuri Lowenthal, doubleurs de – bons – jeux vidéos), ça ne se prend pas au sérieux et c’est de plus en plus souvent bien trouvé. En plus ça dure rarement plus de deux minutes trente.

Seul défaut rédhibitoire : c’est pour le moment en anglais (mais ça on y travaille). Pour ceux que ça ne terrifie pas, grimpez sur l’étagère : il y a du potentiel.

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