And then you’ll be dead and I’ll be still alive

Ce fut rude.

Ce fut rude mais ça y est, le vainqueur de Killer « Vegeta » Hugo contre le Mois « Prozac » Décembre s’achève. Et c’est le second qui termine soigneusement démembré et soigneusement enterré sous un échangeur d’autoroute.

Décembre fut donc riche en expérience de toutes sortes, que je me ferai un plaisir de vous raconter sitôt que j’aurais davantage l’air d’un être humain que d’une dégueulasserie lovecraftienne. Mais rien que pour toi, public mon amour, voici le classement des dix meilleurs moments boulot de ce charmant mois de décembre.

10. Le conseil de classe du premier trimestre

Présider un conseil de classe, c’est être le porte parole de Standard and Poor’s. Tout le monde te hait mais boit tes paroles. Et change de couleur au fil de ton discours. En particulier les parents délégués qui découvrent l’envers du décors dans lequel évoluent leurs chérubins. « Mais quand vous dite que Denam s’est levé en plein cours pour aller frapper un camarade vous voulez dire que…. » « … que, pour frapper un camarade, en plein cours, Denam s’est levé… » « Quand vous dites que cette élève doit cesser de manquer de respect à ses enseignants cela signifie… » « Qu’elle ne devrait pas supposer que son professeur d’anglais se livre à des activités nocturnes qui ont été prohibées dans une trentaine de pays et le brâmer pendant le contrôle. On peut passer au bulletin suivant ? »

9. L’étude de Dracula avec la 4e Chieurs

 « – Ben Sherri, qu’est-ce que tu as à la main ?
– C’est à cause de votre exposé monsieur.
– Celui sur Van Helsing ?
– Oui. J’ai voulu tailler un pieu pour illustrer et j’ai glissé… »

La relève de Buffy n’est pas encore arrivée…

8. L’étude de Dracula avec la 4e Chieurs, bis

« – Monsieur, j’ai commencé Entretien avec un Vampire, j’suis dégoûtée !
– Et pourquoi donc ?
– J’ai essayé de relire Twilight, derrière, j’ai pas pu ! C’est trop chiant en fait ! »

On me retrouva en train de danser la carioca dans le couloir.

7. La sortie à Paris avec les 3e hellénistes latinistes (ceux qui ne dépassent jamais les 8 décibels et commencent à lire Descartes)

« Vous avez été super pendant cette sortie ! Il nous reste un peu de temps pour vous féliciter, on vous laisse choisir la prochaine activité. »

Deux minutes plus tard, nous voilà au Jardin des Tuileries, sur l’air de jeu des enfants. Gambit hurle des « Youpiiiiiiiii ! » sous le regard perplexe de mamans de mioches de cinq ans.

6. Le début de la leçon sur l’écriture de soi

Nous travaillons sur le thème des clichés associés à tel ou tel peuple. J’ai donc choisi de bosser sur

ça (faut cliquer)

et ça (faut cliquer aussi).

Cours le plus calme depuis le début de l’année. La clé de la pédagogie est la versatilité.

5. La rencontre parent-professeurs d’après le conseil de classe évoqué en 10

Papa désemparé : « Oui je sais qu’il insulte sa prof. Vous savez il le fait chez nous aussi… Au moins ça montre qu’il se sent bien dans sa classe… Euh… Monsieur ? Vous avez un peu d’écume, là… Vous fumez par les oreilles, aussi. »

Maman capable de parler trois minutes sans respirer : « Oui, je sais qu’elle ne travaille pas. Je lui ai supprimé l’ordinateur, pour commencer. Ensuite les sorties… la télé… son appareil à dialyse… sa ration d’oxygène… et puis en désespoir de cause son PORTABLE ! Non mais qu’est-ce que vous voulez que je fasse de plus ? »

4. La grève avec option « occupation des locaux »

8h20 : arrivée sur les lieux. Café et croissants apportés par les collègues.
8h25 : retour de la cours de récréation dans laquelle on a bien manifesté trois minutes… brrr froid, oh, du café et la collègue de SVT a apporté des brownies !
9h30 : Rédaction des pancartes pour la manif de l’après-midi. J’ai du en refaire une, j’avais mis des traces de pain au chocolat dessus.
10h20 : rencontre avec la presse, la journaliste me fais signe d’effacer les miettes de cookies que j’ai au coin des lèvres.
11h30 : on va manger au premier service la cantine. Puis retour pour le thé d’après manger et les bonbons qui vont avec.

On ne dira jamais assez combien nous mettons notre santé au service de la lutte sociale.

3. Sortie à Paris en soirée dans une école militaire

FALBALA (brune, mais tellement blonde au fond) : Monsieur, pourquoi ils ont des uniformes, les gens ?

MOI : Peut-être parce que nous sommes dans une école MILITAIRE, Falbala ?

FALBALA : Hi hi, je suis bête, je croyais que c’était les agents qui mettent les contraventions. Monsieur ? Faut pas pleurer monsieur, ils ne m’ont pas fait peur !

2. Forum des métiers, on accompagne les élèves un SAMEDI MATIN

FALBALA : Monsieur…

MOI : Falbala si ta question est « Pourquoi les gens me parlent-ils de mon futur professionnel », je t’invite à regarder attentivement la pancarte à l’entrée indiquant « Forum des métiers ».

FALBALA : Tiens, je n’y avais pas pensé… Non, mais je voulais aussi vous remercier de nous accompagner un samedi matin. Vous savez on ne vous le dit pas assez, que vous nous apprenez plein de choses. Monsieur ? Vous pleurez souvent non ?

1. La sonnerie de fin des cours

Le son universel et libérateur…

A bientôt, pour de nouvelles zaventures !

 

 

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Une réflexion sur “And then you’ll be dead and I’ll be still alive

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