Anna Paquin est la demie-soeur de Zac Efron

Voooooilà. Si avec ça mon référencement dans Google ne remonte pas telle la croissance française dans un film de science-fiction, je ne vois pas ce que je peux faire d’autre.
Hormis attirer entre mes doigts crochus quelques âmes égarées, le titre de ce billet n’est pas totalement mensonger : je vais parler d’Anna Paquin et aussi un peu de Zac Efron parce que c’est bon de rire parfois. Anna Paquin donc. Je suis tombé sur l’adaptation cinématographique d’X-men l’autre jour à la télévision, dans laquelle ladite Anna joue le rôle de la damoiselle en détresse qui permet à peu de frais de se passer de scénaristes, étant donné sa propension étonnante à se faire capturer. Mais plus qu’une mutante qui aspire tout – véridique – la donzelle est actuellement plus connue pour son rôle de Sookie Stackhouse (à vos souhaits) dans la nouvelle série trop-dlaballe-qui-met-tout-le-monde-d’accord, j’ai nommé Troue Blode (ou True Blood pour ceux qui n’auraient pas appris l’anglais en France).
Ouais. Tout le monde sauf moi et quelques autres Gollum que le monde aura tôt fait de lyncher.
J’ai beau prendre le problème dans tous les sens et dans toute les positions y compris le poirier japonais, je n’y arrive pas. Je trouve ça ou chiant ou grotesque. J’irai même plus loin : niveau série mettant en scène des vampires, j’échangerai dans l’instant mon baril de True Blood contre un échantillon de Buffy. Et pourtant dieu sait si je ne tiens pas la blondinette hargneuse (Buffy, par Bernadette Chirac, suivez un peu !) en haute estime.
Après, ne pas apprécier une série essentiellement regardée par des semi-geeks de mon genre en DivX ne devrait pas me traumatiser outre mesure. Sauf que je ne parviens pas à comprendre. Et que l’explication « de toute façon, les trois quarts de la planète sont peuplés de demeurés » était satisfaisante en Troisième, maintenant elle me paraît un peu branlante.
True Blood est, à mon sens, une série totalement inscrite dans son époque. Les scénaristes mettent un point d’honneur à rendre les personnages « crédibles », à ne pas rendre les situations trop tranchées, les héros trop propres sur eux. Le tout avec une sérieuse dose de Bit Lit, horrible terme dérivé de l’anglais, qui sert à désigner la littérature ou des jeunes filles nostalgiques soupirent en relatant dans leur journal les zigouigouis que provoque en leur âme le regard torturé de Leopold, l’étranger dont elles connaissent le secret : il est un vampire / loup-garou / représentant en assurances. 
Comme je l’avais évoqué dans un billet précédent, c’est peut-être ce côté « crédible » qui me gêne. True Blood nous présente des personnages super préoccupés par des détails de la plus haute importance (m’aimeuh-t-il pour ma personnalité et ma connaissance de l’emploi du subjonctif chez Goethe ou pour ma jolie jugulaire ?), que l’on a (ah oui, au fait, j’avais promis de parler de Zac Efron, donc je le fais maintenant avant d’oubliter : Zac Efron en costume de poule, Zac Efron en costume de poule ! Voilà) habillé, pour faire genre, avec des canines plus longues que la normale et des têtes qui se dévissent. Retirez ces apparats à True Blood, transposez les personnages dans un lycée et paf, vous obtenez Physique ou Chimie. Flanquez-leur une baguette magique et vous voilà chez Harry Potter. Déshabillez-les et… Bref vous avez compris. Et on assiste toujours plus au moins aux mêmes tergiversations, tout en se doutant, au fond, que tout ça n’a pas beaucoup d’importance, que les héros s’en sortiront d’une façon ou d’une autre, qu’il y aura quelques morts surprises et qu’on reviendra plus ou moins à la même situation. Et je me demande souvent après quoi courent tous ces personnages.
Je ne prêche pas pour un retour aux fictions télévisuelles des années 90, loin de là, pas mal de séries actuelles prennent leur contexte à bras le corps : les personnages luttent, serrent les dents, évoluent, se dirigent vers un objectif qui leur est propre. Et à sa façon, Buffy faisait partie de cette catégorie… Essayer de refermer un grand trou donnant sur le Mal Absolu, assumer sa sexualité, supporter des mentors chenus, même si c’était grotesque, le mélange était unique. Tout comme, aujourd’hui, les héros de la série française Engrenages dont les choix en viennent à changer leurs vies et leurs relations au monde et aux autres.
La série télévisé est aujourd’hui devenu un terrain privilégié de la fiction. Et j’ai la drôle de sensation qu’il fait peur, que l’on n’ose pas expérimenter par peur du plantage commercial (logique), ou du ridicule. Dommage. True Blood aurait pu être un peu moins tiédasse, Dexter un peu plus barré. Histoire que les vampires crados du sud sentent vraiment des pieds, et que l’on tremble vraiment pour la serveuse blonde dont je jurerais que le regard affolé cache parfois un brin d’ennui. 
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