On aimerait tous être consolés par Grégoire Leprince-Ringuet

(tiens, je viens de faire le titre le plus long de la courte existence de de blog…)

Vu il y a quelques jours, Les chansons d’amour. Le film musical, je n’avais plus vraiment pratiqué depuis Les demoiselles de Rochefort et Dancer in the Dark, vu à peu près à la même époque, celle des sables mouvants (14-16 ans, R.I.P mémoire de ces années).
Je préviens tout de suite, Christophe Honoré va davantage chercher chez Demy que chez Van Triers, sauf à deux trois moments.

Un résumé quelconque du film ne servirait à rien, étant donné ses brusques revirements d’intrigue à deux ou trois moments. En plus ça m’ennuierait. Par contre, ce qui me fascine toujours, plusieurs dizaines d’heures après, ce sont les efforts démesurés du réalisateur et des comédiens pour réussir un tour de passe-passe plutôt gonflé : flatter l’ego du spectateur pour mieux le piétiner ensuite.
Au début des Chansons d’Amour, on se sent très intelligent. On renifle les failles, les facilités, on se félicite d’avoir senti les problèmes qui vont survenir dans ce film au demeurant pas trop mal.

Et puis non.

Les changements de ton, les virages scénaristiques et, surtout, la puissance de Chiara Mastroiani (qui est à mon sens le personnage par qui tout arrive) font qu’on se sent tout honteux d’avoir présumé, d’avoir sourit quand, en fait, ça n’était pas la peine. Mais Christophe Honoré ne semble pas en tenir rigueur. La preuve, c’est qu’il nous envoie Grégoire Leprince-Ringuet.
Et quand je dis en titre qu’on aimerait tous être consolés par lui, je dis bien tous. Pas parce que son personnage est beau, pas du fait de son innocence gauche et de sa perversité adroite – ouais, non, faut pas que je tente, les jeux de mots – pas même grâce à cette mythique scène de la fenêtre : juste parce que, pour une fois dans un film, on a un rôle totalement, entièrement et indéniablement positif. Sans fragilité cachée, mièvrerie filigrane. Aucune condescendance envers les sourires.

Et bon sang qu’est-ce que ça fait du bien.

Je ne cherche pas à faire une critique quelconque, un billet commentaire, juste à déclarer benoîtement mon admiration pour cette alchimie, ce moment privilégié, entre la fille de Catherine Deneuve, ce Grégoire dont je ne reprononcerai pas le nom, parce que j’ai des ampoules aux doigts, et Louis Garrel, qui forme un lien, et quel lien, entre les deux.
Juste un instant qui file entre l’oeil et la paupière, qui vous embrume le champ de vision, en rendant les angles un peu plus doux.

Juste pour cette fois.

Post-scriptum : Un blog qui n’a pas une marque de fabrique, un signe, un bidule récurrent, ça ne fait pas sérieux. Je me lance donc dans l’établissement d’un gimmick. Vous trouverez ci-dessous, et dans chaque post à partir de maintenant, la BO du billet, à savoir sur quelles musiques celui-ci a été écrit. A toutes fins inutiles, bien sûr.

Bande Originale :

– Maya’s theme (Persona 2 : Innocent Sin Original Soundtrack, Masaki Kurokawa)
– Zombies (In Living Covers, Jay Brannan, reprise des Cranberries)
– De bonnes raisons (Bande Originale des Chansons d’Amour, Alex Beaupain)
– The Seer (Single The Seer, Tarja Turünen et Doro Pesch)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s