Fantaisie bachalienne et autres trucs

« Très beau rêve l’autre jour. Je descends dans une prison archaïque pour en faire sortir un élève qui a commis un délit en haine de la Loi. Je l’accompagne le long d’un escalier de pierre.
Nous débouchons sur une large place. Romaine. Antique. Au bout, une petite arène. J’explique à mon élève que jadis, les hommes prêtaient allégeance à eux-même. C’était leur seule obligation. S’il souhaite échapper à son crime, il peut ici les imiter. Il refuse. J’enrage. Il sourit puis se tourne vers la longue perspective qui mène vers l’arène. C’est là qu’il prêtera son serment, m’affirme-t-il calmement. Simplement parce que l’arène est dans l’ombre et que le soleil donne sur l’esplanade. »

Mouais. N’est pas Henry Bauchau qui veut. Ceci dit, dans les limites du flou du sommeil, tout ce que j’ai consigné ici était vrai.

Deux pages d’écrites sur Chaotique Neutre qu’il faudra reprendre. Retravailler. Mais plus encore, user. Trop de choses ont cristallisé depuis ma désertion de l’écriture, je ressors un condensé un peu affolant qu’il va me falloir déployer si je veux arriver à quelque chose. Première bonne nouvelle, en général, c’est à ce moment là de l’opération que j’abandonnais. Cette fois-ci, un sentiment de nécessité. Paisible.

Il y aura donc trois voix. Celle de tu ne me dis toujours pas ton nom et CA M’ENERVE mon comateux anonyme. Argilla, que je suis peu à peu, en train de découvrir. La rencontre a été musclée, ont continue encore de s’aboyer à la tronche. Je ne veux pas tomber dans le flux de pensées – n’insultons pas Virginia Woolf – mais sa progression d’idées par analogies matriochkas est vertigineuse. J’avais perdu l’habitude. Je ne suis pas inquiet, ça viendra.
La troisième voix, qui a résonné hier (et après ça suffit) est celle des interstices, de cette substance – je ne peux pas l’appeler autrement – dont sera dépossédé le narrateur putain mais tu ne peux pas me dire comment tu t’APPELLES et voilà je deviens grossier, bravo, franchement bravo après son réveil. Je n’ose pas encore m’y attaquer. J’ai peur. Peur que le cristal ne déchire ce que je tisse maladroitement. Mais vous savez quoi ? J’ai décidé de ne pas m’en faire.

Et si, simplement, les choses se passaient bien Qara ?

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